Nous sommes donc le vendredi 13 mai , il est temps pour Déborah d'exister, d'être enfin elle même telle qu'elle se sent dans son âme. Direction salle de bain, maquillage léger, tenue "passe partout" (hum , pas évident pour une fétichiste! sourire) mais bonnant malant nous y sommes arrivé. Volià Déborah est prête...et morte de peur au point de faire un pas en avant et cinq en arrière, avec kiôki-san nous l'aidons à surmonter son angoisse et finalement nous finissons par arriver à la voiture. Le trajet est silencieux au point que j'enttendrais presque l'esprit de Déb se poser mille et une questions sur la destination vers la quelle roule Maître. Je cherche son regard de temps à autre pour la soutenir, elle esquisse un sourire crispé...ufff ça va pas être facile.
Je ne vais pas vous raconter la suite de la soirée, tel n'est pas le sujet de ce post. Si elle le souhaite Déborah partagera son ressenti. Cette expérience a été pour Déborah difficile, se montrer au grand jour, en public, vivre enfin comme elle souhaiterait le faire tous les jours , sans peur ni anxiété.
La société n'est pas tolérante, est c'est dommageable car l'on ne choisit pas d'être, on est, tout simplement. Mais il faut incontestablement pour "être dans le socialement correct" coller à son statut administratif.
Déborah est un exemple pour moi, belle, intégre, sincère, douce, attentive, drôle...en résumé "vraie", et ce n'est pas rien dans ce monde particulier. Elle a, sans être dirigée, de façon innée, la beauté que procure la soumission.
Je sais que cette soirée a été pour elle merveilleuse (du moins je l'espère..sourire), mais d'une extrême difficulté psychologique. Oser affronter les regards, prendre le risque d'agression, non pas physique mais plus les reflexions qui blessent l'âme et qui mettent un temps infini à cicatriser. Maître a tout fait pour "écarté" les potentiels "dangers", marchant devant et affrontant les éventuels regards réprobatteurs, nous étions tous conscients que le risque zéro n'existe pas. Au fur et à mesure que la soirée se déroulait, Déborah se détendait , finalement elle se rend compte qu'elle passe pratiquement inapperçue , nous avons même pris un verre dans une "paillotte"!! A la sortie elle "a osé" lever sa jupe pour franchir la barrière qui délimitait le parking !!! elle était fière !! adorable et touchante.
Je sais ce que représente pour elle cette soirée. Je voudrais ici, lui dire à quel point je suis fière d'elle, Je suis fière et heureuse d'avoir été à ses côtés. Je suis riche de son amitié , une soirée magique que nous avons partagé, car s'il est vrai que c'était "sa soirée, son cadeau" elle a su une fois de plus nous transmettre son émotion... Nous sommes tous fiers de toi!!!
Sacrée soirée!!!
La prochaine pour quand Déb? sourire...dans le courant de l'été ça serait plutôt bien , non? Pour encore plein de belles émotions qui font que le coeur déborde de joie et du plaisir du partage.
Merci pour ça ma douce amie. Merci d'être telle que tu es.
Publié par abygaelle à 19:51:14 dans soumise abyga*elle | Commentaires (2) | Permaliens

Pfff...13h30...je vois que Maître se prépare à partir et déjà intérieurement je peste (on ne se refait pas n'est ce pas ! sourire). Je n'aime pas être séparé, je fais contre mauvaise fortune bon cœur, selon la formule consacrée, je me dis que nous allons avoir le temps de nous préparer tranquillement avec kiôki-san ma sœur de soumission pour la sortie prévue ce soir. Une sortie qui fera date dans nos souvenirs mais surtout dans celui de mon amie Déborah.
Depuis que nous avons fait la connaissance de Déb elle ne cesse de nous épater par sa gentillesse, sa disponibilité, son esprit et surtout par son sens inné du respect envers un Dominant. Toujours souriante, drôle, émouvante, mon Maître m'avait fait part quelques temps auparavant de son envie de lui faire plaisir, lui faire un cadeau, après réflexion il m'expose son idée, permettre à Déborah de vivre son rêve, pouvoir être Déborah, femme jusqu'au bout des ongles quelques heures dans la vie de tous les jours. Une idée qui m'a enthousiasmé d'emblée, malgré ses craintes et son appréhension Déb accepte et rendez vous est fixé pour aujourd'hui, je suis impatiente de partager avec elle ce moment particulier.
L'après midi se passe, nous avons pris le temps avec kiôki-san de nous rendre présentables à défaut de belles! rire ..si!! c'est possible!! le regard de notre Maître nous le dira à son retour.
Mais son retour se fait attendre et intérieurement je boude déjà, il avait dit "ce ne sera pas long, je vous appelle si besoin"...Ben, pas de tel qui sonne! Pfff....
19h30,Maître revient...Je boude...Il n'aime pas...Mais il me manque au bout de ....tout le temps en fait! Je lui fait la remarque que le téléphone est désespérément resté muet...Mon esprit s'envole dans l'espace temps et je me souviens des moments ou mon principal souci était que mon téléphone soit toujours à portée de main, batterie chargée pour ne pas risquer de rater son appel....c'est toujours d'actualité!!! sourire.
J'oublie rapidement ma contrariété, d'autant que Maître ne soulève pas outre mesure ma "légère mauvaise humeur".
Pendant qu'il se prépare, nous servons l'apéritif. Il précise que Déborah ne va pas tarder, le temps pour elle de prendre une douche, elle finira de se préparer ici. Notre Maître nous complimente sur les tenues que nous avons choisi, classe avec juste la touche sexy qu'il apprécie, demandant presque à brûle pourpoint quel jour nous sommes.."je crois que nous sommes le 13 non, vendredi 13". Nous sommes bien un vendredi 13.
Kiôki-san demande pourquoi les doigts de Maître sont rouges et il raconte son après midi de "bricolage" avec Déb, "l'aventure" de la fabrication d'une paire de menottes "à l'ancienne" avait commencé la semaine précédente, restait les finitions notamment l'aspect "rouillé" de la chaine qui expliquait la couleur des doigts.
Déborah arrive alors que nous sirotons notre appétitif, (léger puisque nous devions prendre la voiture..ne tentons pas les diablotins!), pose ses sacs, vanity et autre boîte sur la table et se joint à nous. A ses regards, je la sens stressée. Je suis plus impatiente qu'elle c'est évident.
Sans que je n'y prête attention, Maître prend la boîte posée sur la table et vient vers moi...
-*elle, dit il
Ce simple mot, *elle, mon nom de soumise qu'il m'a offert, déjà l'émotion me gagne et je sens mes yeux s'embuer de larmes
-Aujourd'hui est un grand jour pour toi et pour moi également, continu-t-il en déposant la boîte apportée par Déborah devant moi, c'est un cadeau pour toi, ouvre le.
Un cadeau, mais pourquoi? Je sais que ni lui ni moi n'avons besoin de date précise pour faire de petites attentions, mais là c'était plus qu'inattendu ...
J'ouvre la boîte et défait le léger papier de soie pour découvrir...Un collier...Les larmes roulent abondamment sur mes joues, l'émotion qui m'étreint à cette découverte est inexplicable avec des mots...Ce n'était pas n'importe quel collier.
-Je t'offre ce collier, c'est ton collier définif, je l'ai fabriqué de mes mains avec l'aide et le soutien de Déborah sans qui je n'aurai pas pu mener ce projet à exécution. Ce collier est unique.
Et joignant le geste à la parole il passe le collier autour de mon cou pendant que mes larmes redoublaient d'intensité...
Je suis là, plantée, les mains caressant ce collier de cuir, incapable de m'exprimer autrement qu'avec mes yeux, allant de Déborah à kiôki-san qui tout naturellement s'était levée pour me serrer dans ses bras, essayant d'ébaucher un sourire tant mon émotion était forte. Je fini par balbutier "merci Maître" à peine audible pendant que ses bras se refermaient sur moi.
Je ne sais si les mots qui courent sur cette page vous donne une idée, ne serait ce que vague, de ce que représente un tel cadeau pour une soumise. Le collier est pour la soumise un bien précieux, il est le lien matériel de son appartenance , même s'il n'est pas toujours nécessaire. Quelle soumise n'éprouve pas de fierté en recevant un collier!!
Alors imaginez ce que ce cadeau représente pour moi...Un collier avec sa forme si particulière, symbole d'une vision, d'une éthique du BDSM, symbole de règles et de respect, de cet esprit qui fait la D/s belle, témoin aussi de la confiance que le Maître accorde à sa soumise, la sentant prête "à jouer dans la cour des grands", un lien de "reconnaissance"...Je pourrai continuer comme cela pendant quelques pages encore...mais ce n'est pas nécessaire je crois, ceux que cette sensibilité touchent ont déjà compris cet instant particulier. Un collier est le rêve de toute soumise et moi je viens de recevoir des mains de mon Maître un collier à nul autre pareil, par sa forme, sa couleur, pour ce qu'il représente et qui plus est fabriqué de ses Mains...les larmes coulent avec abondance, des larmes de joie et d' émotion, un moment à jamais gravé dans mon âme de soumise que mon Maître m'a offert entourée de ma fidèle amie Déborah et de ma sœur de soumission kiôki-san.
Ce collier représente aussi pour moi un commencement, je le reçois consciente de la responsabilité qu'il signifie. Consciente de la confiance et de l'honneur que mon Maître me fait et dont je ne me sens pas digne, tellement j'accorde à ce présent une valeur inestimable, ce n'est pas un simple collier, ce n'est pas un simple lien...c'est mon appartenance reconnue, ma soumission au creux des mains de mon Maître.
Moi *elle, soumise par choix, par besoin, soumise imparfaite, pleine de doute, soumise "dedans" sans apparat, sans artifices, soumise intègre, soumise boudeuse, râleuse aussi quelques fois, soumise sensible, soumise rieuse, soumise espiègle, soumise avec son âme d'enfant et ses désirs de femme, je vous dit merci Maître.
Ce collier fait de vos mains est à l'image de ce que vous êtes, par ce cadeau vous m'élevez au firmament. Merci.
votre humble soumise
*elle
L'heure tourne et il est temps pour Déborah d'être « sur le devant de la scène »,,,
Publié par abygaelle à 22:33:25 dans soumise abyga*elle | Commentaires (3) | Permaliens

Publié par abygaelle à 23:04:27 dans soumise abyga*elle | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par abygaelle à 16:00:21 dans soumise abyga*elle | Commentaires (1) | Permaliens

Publié par abygaelle à 19:13:20 dans soumise abyga*elle | Commentaires (1) | Permaliens
Je suis *elle...soumise, sensible, passionnée et...espiègle, il y a quelques temps j'ai poussé les portes d'un monde inconnu pour moi. La main dans celle du dominant que j'ai choisi, je découvre pas à pas l'univers fascinant du BDSM. Je souhaite vous faire partager mes ressentis, ma passion pour l'art du shibari, la beauté de l'abandon, le plaisir dans la soumission.
Le monde BDSM a milles et une facettes, dans les quelles chacun trouve son épanouissement selon ses attentes.
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